Héberger ses dépôts Git sur son serveur

Ce tutoriel décrit comment héberger ses dépôts Git sur son serveur Debian (et à priori dérivés) en suivant les étapes suivantes:

  1. Installer Git,
  2. Créer l’utilisateur git,
  3. Ajouter une clé SSH,
  4. Initialiser et travailler avec le dépôt,
  5. Visualiser ses dépôts.

Installer Git

Pour cela, rien de bien compliqué, il suffit d’installer le paquet git-core.

apt-get install git-core

Créer l’utilisateur git

Pour gérer les dépôts, il faut créer un utilisateur qui permettra de travailler avec le dépôt. Et pour le nom, rien d’original: git. Nullement besoin de mot de passe, il faut juste lui attribuer le git-shell comme shell de connexion afin qu’on ne puisse pas se connecter via SSH avec cet utilisateur.

adduser git --disabled-password --shell "/usr/bin/git-shell"

On se place dans le répertoire de l’utilisateur git pour la suite des opérations :

cd /home/git

Ajouter une clé SSH

Créer un répertoire .ssh ainsi qu’un fichier authorized_keys si besoin.

mkdir /home/git/.ssh
touch /home/git/.ssh/authorized_keys

Pour ajouter une clé, verser la fichier de la clé publique SSH sur votre serveur et saisissez la commande suivante :

cat /chemin/clessh.pub >> /home/git/.ssh/authorized_keys

Bien sûr, répéter l’opération pour chaque ajout d’utilisateur.

Initialiser et travailler avec le dépôt

Vu que nous sommes sur le serveur de dépôt nul besoin de répertoire de travail, il suffit d’ajouter l’option --bare au moment de l’initialisation. Par convention, le nom du répertoire se termine par .git.

mkdir /home/git/myRemoteRepository.git
cd /home/git/myRemoteRepository.git/
git --bare init

Pour que le dépôt puisse être cloné il vous faut faire un premier commit, pour se faire, sur votre machine locale (attention : il faut que vous ayez ajouté la clé SSH publique de votre utilisateur local) :

mkdir myLocalRepository
cd myLocalRepository
git init
touch README
git add README
git commit -am "Initial commit."
git remote add origin git@myServer:myRemoteRepository.git
git push origin master

Visualiser ses dépôts

Il existe pléthore d’outils pour visualiser (et faire pleins d’autres choses) mais je n’en citerai qu’un seul, très simple d’installation, développé avec Silex : GitList, tout est dans le fichier README.

Enjoy!

Bomifier & Bomifier bundle

Hier, j’ai dissocié la classe Bomifier du bundle Bomifier. Ainsi on pourra retrouver la classe Bomifier sur un dépôt lié mon compte perso et le bundle Bomifier reste toujours sous le compte Dévelopathe. Bomifier est devenu une dépendance du bundle Bomifier depuis la version 2.0 (branche master actuelle).

J’ai voulu dissocier la classe pour trois raisons :

  1. séparer la couche métier liée à la manipulation des BOM du restant de la logique du bundle ;
  2. pouvoir ré-utiliser cette dépendance, notamment dans le cadre de projets respectant PSR-0 ;
  3. mettre en place ma première bibliothèque compatible PSR-0.

J’ai également créé une page dédiée au projet sur ce blog : http://al.k13.fr/bomifier/

Enjoy!

Git et certificat SSL non vérifié

S’il vous est arrivé d’avoir besoin de passer outre la vérification d’un certificat SSL pour travailler avec Git sachez que c’est assez simple. Il suffit de saisir la ligne suivante après vous être positionné dans votre dépôt :

git config http.sslVerify false

Vous pouvez également le rendre commun à tous les dépôts présents sur votre environnement :

git config --global http.sslVerify false

Pour le réactiver, il suffit de saisir :

git config http.sslVerify true

Vous pouvez revenir à l’état initial, c’est-à-dire que vous récupérerez la valeur par défaut de votre installation git:

git config --unset http.sslVerify

Enjoy!

Assigner tous les commit à un utilisateur

Parfois je fais des bêtises : j’oublie de faire des commits en mon nom. La solution est un peut radicale mais a le mérite de fonctionner. Pour assigner donc tous les commits d’une branche à un utilisateur :

git filter-branch -f --env-filter "GIT_AUTHOR_NAME='Newname'; GIT_AUTHOR_EMAIL='newemail'; GIT_COMMITTER_NAME='Newname'; GIT_COMMITTER_EMAIL='newemail';" HEAD

Il faut bien sûr adapter Newname et newemail avec les valeurs qui vont bien. Merci à Brian.

Enjoy !

CRUD Bundle By Dévelopathe

Je viens tout juste de mettre en place un bundle pour Symfony 2 : CRUD Bundle By Dévelopathe.

Le but du jeu était d’étendre les générateurs de CRUD Doctrine livrés avec l’installation de base de Symfony afin :

  • d’implémenter Bootstrap : j’ai choisi de ne pas embarquer Bootstrap dans le Bundle mais d’utiliser le lien du CDN fourni sur la page officielle du projet ;
  • d’ajouter des messages de confirmation ;
  • d’ajouter les fonctions de traduction ;
  • d’ajouter une vue pour le formulaire de suppression ;
  • de mettre en place une pagination sur l’affichage liste.

Toute les informations d’installation par ici.

Enjoy!

Le PHP – WTF du jour !

En codant ce jour pour du Drupal 7, je suis tombé des nues en découvrant ce petit plus de PHP !

$names = array('Jean-Michel', 'Jules-Édouard', TRUE);

echo in_array('Micheline' , $names) ? 'C\'est pas joli joli !' : 'Pas trouvé';
// Ce bout de code va afficher : C'est pas joli joli !

Le plus marrant pour ceux qui font du Drupal, c’est qu’apparemment dans sa version 7, Drupal ajoute TRUE à la fin du tableau des rôles utilisateurs. Bon ben, je retourne fissa chez Symfony 2 en attendant que Drupal 8 arrive…

Appliquer les bordures de votre thème GTK

Environnement : Ubuntu 13.10 & Gnome Shell 3.8.4

J’aime bien Ubuntu Gnome mais je ne trouve pas le thème par défaut (Adwaita) à mon goût. J’ai beau aimer la ligne de commande, un peu de couleur sombre avec des petites pointes de rouge ne peut tuer personne oO.

Mais voilà, pour une raison qui m’est inconnue, les bordures des fenêtres GTK de mon thème ne sont pas applicables via Tweak. Pour y remédier, j’ai utilisé la commande suivante :

gsettings set org.gnome.desktop.wm.preferences theme "MonTheme"

Il faut remplacer MonTheme par l’identifiant de votre thème. Dans mon cas c’est Numix.

Enjoy !

Mon premier bundle Symfony 2 : Bomifier

Cela fait maintenant 6 mois que je fais du Symfony 2 (2.3 exactement) et je me suis enfin décider à publier un bundle sur Github via le projet Dévelopathe : Bomifier.

Je dois avouer que je n’étais pas peu fier de l’avoir publié. Certes, ce n’est pas du grand art ni même un projet complexe mais bon c’est un peu comme son premier echo "Hello World!", ça à l’air de rien comme ça mais t’en es quand même tout ragaillardi ! Pour ceux qui s’inquiéteraient, ce n’est pas ce que j’ai fait de plus compliqué avec Symfony :-P !

Bomifier : une boîte à outils pour Byte Order Mark

Bomifier embarque une classe qui permet de manipuler le caractère BOM dans un fichier : ajouter, détecter, supprimer. J’ai aussi ajouté quatre commandes à utiliser dans un terminal qui en plus de l’ajout, la détection et la suppression du caractère BOM fournit une commande pour lister les BOM supportés par le bundle.

Disponible via Composer

J’ai ajouté le bundle dans Packagist et celui-ci est donc disponible en ajoutant la ligne suivante dans le fichier composer.json de votre application symfony :

{
    "require": {
        "developathe/bomifier-bundle": "dev-master",
    }
}

Enjoy !

Git : afficher les commits non pushés

Pour afficher les modifications non commitées avec Git il suffit de lancer la commande suivante :

git status

On peut même spécifier un chemin de dossier et fichier comme argument à la suite de cette commande.

git status /chemin/dossier/

Mais voilà, cela ne permet que de voir les différences non commités sur votre branche (locale soit dit en passant). Pour voir les commits non pushés nous allons utiliser git log comme ceci :

git log origin/master..HEAD

Ici, un différentiel sur les logs est affiché entre la branche master du dépôt distant (on peut spécifier une autre branche) et le dernier commit local.

Enjoy!

Twitter Bootstrap 3, assistant social des développeurs back.

Cela fait quelques temps maintenant que j’ai sauté le pas en adoptant Twitter Bootstrap (dans sa version 3). C’est le moment de faire le point.

L’abstinence totale est plus facile que la parfaite modération.

Si une opération est faisable via un terminal, soyez sûr que je préférerais toujours ce point d’entrée à quelque interface que ce soit, aussi belle soit elle. Quoi de plus beau que le premier terminal que l’on ouvre le matin via un Ctrl + Alt + T ? Voilà que je deviens poète…
Un exemple : l’une des premières choses que j’ai appris sous Symfony2, c’est comment créer ses propres commandes afin de les exécuter dans un terminal.

L’enfer c’est les autres.

Mais voilà, il paraît qu’il existe des personnes que la ligne de commande rebute. Que Dieu nous préserve de ce type d’hérésie ! M’enfin, comme on vit dans le monde réel et qu’il faut bien créer des applications, notamment à destination interne de l’entreprise pour laquelle je travaille, il faut habiller les interfaces.

Mon binôme vous dirait qu’une page Web sans feuille de style ça marche très bien (il n’est pas aussi extrémiste que moi sur les interfaces graphiques malheureusement) mais je pense que ce n’est pas l’avis des utilisateurs lambdas qui eux veulent de jolis boutons, des menus déroulants et si en plus c’est responsive on risque d’atteindre l’extase !

C’est un roc !… C’est un pic !… C’est un cap !… Que dis-je, c’est un cap ?… C’est Bootstrap !

C’est là que Bootstrap entre en jeu, dans mon cas Bootstrap 3. C’est à l’occasion de la sortie de cette version, que j’ai sauté le pas. Et sincèrement je ne suis pas déçu. Il est vrai que je n’ai pas été assidu et que je ne saisis pas encore toutes les subtilités de ce Framework CSS et JS mais le peu que j’en sais me suffit amplement.

Et maintenant mes discussions autour de l’interface de mes applications peuvent ressembler à ceci :

  • Mon interlocuteur : Je veux du menu déroulant !
  • Moi : Tiens !
  • Mon interlocuteur : Les messages d’erreurs, d’avertissement, de confirmation ?
  • Moi : Trop facile !
  • Mon interlocuteur : Un slider, une grille pour la page d’accueil, un tableau bien agencé ?
  • Moi : S’il-te-plaît… Je suis le sensei du CSS avec Bootstrap ! Demandes moi des choses plus compliquées…
  • Mon interlocuteur : Enlever les coins arrondis des champs ?
  • Moi : Heu… Ton tableau combien de cellules ?
  • Mon interlocuteur : Modifier la couleur de fond de la page ?
  • Moi : Hé ! Je suis développeur back, moi !

La fin justifie les moyens et tous les moyens sont bons.

Finalement aujourd’hui tout le monde est content : les utilisateurs ont des interfaces, moi je ne me prends pas la tête sur du front. Certains regretteront le manque de diversité dans l’apparence des applications que je développe. Mais moi vous savez, moins je vois de CSS mieux je me porte…